Depuis quelques temps le monde médical est confronté aux infections nosocomiales et à l'augmentation des infections multirésistantes. La recherche sur des nouveaux antibiotiques ou antimicrobiens stagne. Le nombre d'hospitalisations pour des infections sévères et leur traitement médical ou chirurgical reste constant. La fréquence des décès par infection foudroyante reste inquiétante même dans les pays les plus industrialisés. La deuxième moitié du dix-neuvième siècle et la première moitié du vingtième siècle avaient pourtant mis l'homme à l'abri des féaux les plus meurtriers de cette époque. La bataille contre les agents pathogènes grâce à la vaccination et aux sérums avaient donné et continue de donner de très bons résultats pour des maladies spécifiques.
Aujourd'hui, le danger vient surtout des micro-organismes qui ne provoquent pas une maladie spécifique mais qu'on retrouve au niveau de pratiquement toutes les infections dans les différentes branches de la médecine. La tactique retenue (de loin la plus efficace à ce jour) est le traitement antimicrobien pour une infection d'une partie ou d'un système d'organes du corps humain donné en se basant sur l'implication empirique d'un groupe de micro-organismes. Les résultats de laboratoire confirment ou corrigent ce traitement par la suite en milieu hospitalier. Malheureusement après plusieurs traitements consécutifs dans certains cas les malades ne sont plus réceptifs au traitement. Certains malades hospitalisés ressortent avec des micro-organismes résistants à tous les traitements ce qui met leur vie en péril.
Certaines bonnes volontés avaient entrepris des recherches pour la mis en place de vaccins contre certaines micro-organismes retrouvés fréquemment dans les infections mais leurs travaux ont été marginalisés par la puissance de feu des antibiotiques à l'époque . Il serait intéressant de constater que l'existence de vaccin aurait permis de diminuer considérablement :
1. le nombre de malades présentant des cas d'infections sévères
2. le risque de résistance aux traitements antimicrobiens
3. l'impact des infections nosocomiales
4. la survenue d'infections foudroyantes.
En cumulant l'effet d'une vaccination réussie en amont à celui de la puissance de feu du traitement antimicrobien en aval le résultat serait spectaculaire.
Les recherches sur les vaccins contre les micro-organismes responsables d'infection non- spécifiques sont d'une importante primordiale pour la survie de l'humanité donc leur encouragement, leur financement et leurs applications seraient salutaires pour tous. |