Depuis les temps les plus reculés, les hommes ont dû faire face à plusieurs pandémies qui ont fait des millions de victimes, les descriptions des médecins antiques prouvent qu'ils connaisaient le syndrome grippal, mais s'agisait-il de la grippe telle que nous la connaissons aujourd'hui ? Probablement pas dans tous les cas si nous imaginons le nombre de maladies infectieuses présentant un syndrome grippal. Le plus important c'est que les savants de l'antiquité soignaient avec un succès certain le syndrome grippal. Nous avons aujourd'hui la possibilité de faire un diagnostic précis mais il faut reconnaître que dans la plupart des cas le traitement de la grippe est symptomatique et les antiviraux ne sont utilisés, directement que dans les formes graves ou chez les patients présentant un terrain particulier. Les médecins antiques ont également remarqué que certains produits de la flore présentaient un effet curatif. Le malade n'était donc pas seulement soulagé mais il guérissait.
Devant la nouvelle pandémie de grippe porcine, la plupart des pays riches prennent des mesures en faisant des provisions en antiviraux et en vaccins mais les pays pauvres risquent d'être pris au dépourvu, ne disposant pas des mêmes infrastructures. Considérant que 80% de la population vit dans ces pays, devant l'importance des relations interhumaines conséquente, le nombre de victimes graves serait considérable.
Il est donc impérieux que des voix trop optimistes sur la virulence de la grippe porcine, la considérant comme une "grippette "se fassent plus discrètes devant les recommandations de l'organisation mondiale de la santé, préconisant un niveau d'alerte maximum. On doit au contraire prendre toutes les mesures qui épargneraient des pertes en vie humaines si on se rappelle par exemple qu'il y un peu moins d'un siècle, la grippe espagnole a emporté des dizaines de millions de vies humaines. Certains diront qu'avec quelques centaines de cas mortels actuellement recensé officiellement dans le monde pour la grippe porcine, on peut se permettre d'être optimiste ce qui est peut-être une réalité dans certains pays industrialisés mais n'est pas extrapolable au niveau planétaire si on sait que l'épidémie progresse et qu'elle risque d'atteindre les pays pauvres, où faute d‘une prise en charge adéquate par manque de moyens, le nombre de cas mortels risque d'être des plus alarmants
Il serait intéressant qu'au niveau de chaque pays un inventaire des traitements les plus efficaces et les plus simples contre la grippe soit dressé et qu'une organisation internationale soit chargée de la centralisation et de la diffusion de ces traitements d'une simplicité étonnante mais qui peuvent sauver des vies humaines. Sans attendre que tout cela s'organise, nous pouvons apporter chacun notre contribution à cet inventaire en recueillant les différents traitements dans nos différentes pharmacopées et en créant un registre accessible à tous. Je serais heureux de recevoir les suggestions de toutes les bonnes volontés dans ce sens.
S'il est vrai que les pays pauvres n'ont pas les moyens de s'acheter des doses conséquents de vaccins ou d'antiviraux, ils pourront donc pallier ce manque par les pharmacopées traditionnelles et au moins quelques provisions en antibiotiques pour combattre les complications bactériennes de la grippe.
Il est donc nécessaire devant une telle pandémie, que toutes les bonnes volontés orientent leurs efforts vers un combat sans merci contre cette maladie en puisant dans l'arsenal thérapeutique, héritage de l'humanité depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours. |